Les bases
scientifiques de la méthode de lecture efficace
A l’observation par l’imagerie à résonance magnétique (IRM) de l’enfant en situation d’apprentissage de la lecture, les activités du cerveau et de la pensée commencent par la perception sensorielle visuelle de l’élément graphique simple nommé lettre et progressent vers le groupe d’éléments graphiques simples nommé syllabe, lettre et syllabe qui correspondent à une unique réalisation phonique ; ceci forme le couple classique graphie-phonie suggérant une démarche pédagogique qui va de l’image visuelle à l’image auditive ou du français écrit au français parlé.
Or, les méthodes de lecture ne font pas construire mentalement l’identité des lettres et des syllabes puisqu’elles n’enseignent généralement pas les lettres de l’alphabet et leurs combinaisons et démarrent par les sons dits à tort phonèmes pour autant que le français écrit n’est ni phonétique ni phonologique (au reste, conformément au mode de fonctionnement des réseaux neuronaux, une transcription phonologique du français n'aurait nullement autorisé à enseigner la lecture à partir des sons). Ce faisant, elles s’opposent aux mécanismes cérébraux, cognitifs et linguistiques de la lecture. Là débutent l’erreur et les conséquences qui en résultent et sont principalement marquées par les difficultés scolaires que l’on s’accorde à constater.
La méthode de lecture efficace est un édifice à trois piliers centraux qui sont le cerveau, la pensée et le langage dont les champs de disciplines sont la neuroscience, la cogniscience et la linguistique respectivement. Si l’on supprime l’un des trois piliers, alors l’édifice ne tient plus debout.
Encadrée par la science et la méthodologie de la recherche scientifique, leur articulation constitue la garantie de la meilleure efficacité de la méthode de lecture.